Lurçat, Jean, Capricorne, 1959
1959
Tapisserie
62 x 81 cm
Signé par l’artiste à l’encre au revers, numérotée 1899/1/6
Suzanne Goubely Gatien éditeur
Aubusson
« Sans doute le Zodiaque est-il pour d’aucuns une forêt touffue de facilités, de tromperies futiles, de symboliques boiteuses. Mais l’homme qui sait voir et croit et aime savoir retrouve dans ces étranges figures, l’eau, la terre, les vapeurs, les minéraux, ces quatre coins sublimés ou familiers où s’insèrent les confiances, les espoirs, les semences et les gestes de l’homme qui chante face au soleil, les yeux fichés droit dans la Lumière. »[1]
Depuis l’Antiquité, le Capricorne s’incarne dans un buste de bouc et un corps de poisson. Étant le premier signe du cycle hivernal, cela explique les couleurs froides choisies par l’artiste pour le représenter. On imagine que les formes luminescentes qui l’entourent sont d’autres étoiles habitant l’univers.
[1] Manuscrit de Jean Lurçat.
À propos de l’auteur
Jean Lurçat (1892-1966)
L’œuvre de Lurçat est marquée par le cubisme et une forme d’esthétique métaphysique – entre de Chirico et le surréalisme – qui vont constituer le ferment de son langage de la maturité. Il délaisse progressivement la peinture pour l’art de la tapisserie dont il devient l’un des grands représentants. Jean Lurçat contribue à son renouveau et à son inscription dans la modernité après la seconde guerre mondiale.





